BARA de Madagascar

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mardi 4 septembre 2012

Auto défense & Dahalo

Zébu Violences
La triste actualité nous renvoie au quotidien morose des paysans quand l'Etat est dépassé et ne se préoccupe guère des campagnes malgaches. (75% de la population !)

Betroka fait partie du territoire occupé par les Bara.
Une centaine de morts et 1200 zébus volés... Les 4 communiqués de RFI témoignent de l'augmentation de la violence.

Le journaliste de RFI évoque l'origine de la "tradition du vol de zébus"...
Quand on parle de l'arrestation d' « une jeune fille de 14 ans (a été) arrêtée par les fokonolona parce qu’elle était parmi les dahalos… » il n'est plus question de tradition mais d'intérêt, de commerce parallèle et trafic en tout genre.

Lire l'article
En de pareilles circonstances, il est temps de se remettre en question :


"A QUOI SERT L'ARMEE MALGACHE ?


(voir le blog de Citoyenne Malgache)




   Médiapart a écrit une page pour ces messieurs :

(lire l'article)
(lire l'article)



   Voici un autre article de presse abordant ce sujet : 




   "La promotion des généraux au sein de l’Armée fait jaser beaucoup de personnalités, mais surtout la population qui voit en cette promotion une provocation. Les régimes successifs ont, en effet, la mauvaise habitude de promouvoir les fidèles éléments militaires qui les ont soutenus ouvertement ou silencieusement durant leur mandat, sans tenir compte des critères qui sont propres aux militaires. Parallèlement, certains bénéficient d’un super avancement avant la chute de l’aigle (ou du vautour, c’est selon), devant les yeux médusés de leurs frères d’arme qui attendent patiemment le jour de la revanche. Ainsi est devenue notre formidable armée (tous corps confondus) : une entité où seuls les lèche-bottes bénéficient de l’attention des grands de ce pays. Les autres font de leur mieux pour atteindre le niveau, quitte à sacrifier le patrimoine au profit du… profit. À en croire ce comportement, ce ne sont pas les militaires qui disposent du pouvoir, alors ils se rattrapent sur le petit peuple pour manifester leurs frustrations à coups de lacrymogènes et de kalachs en mode automatique (Morondava, le Sud et d’autres à venir…)

   N’étant que simple citoyen, nous ne polémiquons pas sur leur compétence dans le domaine militaire, mais quand la vie d’une population est menacée, on se doit de réagir. De toute façon, comment savoir si notre Armée est en mesure de nous protéger si elle ne s’entraîne pas   Il y a 21 millions de cobayes qui sont là pour çà. Une réforme qui ne serait pas de trop dans un pays qui compte le plus d’officiers généraux au monde ! Une disproportion qui est source de conflits, et de grogne aussi bien dans le monde civil que militaire. Les officiers non promus (mais qui doivent l’être) vont alors servir d’autres causes que celles pour lesquelles ils ont juré fidélité. 2009 nous l’a bien prouvé, ainsi que les évènements de la FIGN et de la BANI. L’histoire ne s’arrête pas là puis­que dernièrement, les forces armées vivent grâce à une crise grave qui menace même la sécurité nationale ; des éléments identifiés sont les cerveaux même des kidnappings et des attaques à mains armées. Les locations d’armes ont encore de beaux jours devant elles si l’on en croit les quotidiens. Quelles sont les mesures prises pour éviter cela à l’avenir   Person­ne ne peut garantir que l’actuel régime survivra à un putsch militaire, mais il peut l’éviter s’il fait réellement son boulot. Pas facile avec les cafards qui gravitent dans les hautes sphères…

   Comment ne pas pleurer quand certains forums s’amusent à écrire « 150 généraux contre 1 Remenabila ». Le vainqueur  … No comment. Par contre, pour attraper Berija, on n’hésite pas à employer les grands moyens. Contre les dahalos, à peine si on ose soulever le véritable problème. Qui veulent-ils impressionner   Encore une fois, il y a deux poids deux mesures dans le traitement des personnes. S’attaquer à plus faibles que soi est jouissif pour ceux qui détiennent le pouvoir et les armes   Et cela dure depuis plus de 50 ans.

   Ces généraux fraîchement promus seront-ils à la hauteur de leurs étoiles ? En sachant qu’au-dessus des étoiles, il y a l’infini et au-delà… rêver mais ne pas laisser ton rêve être ton maître…

   Les récents scandales au sein des forces armées ne font que confirmer nos craintes et nous poussent à des solutions extrêmes comme fermer l’Académie militaire pour une période de deux ans ; pour faire court, laisser l’Académie ouverte c’est former des centaines d’officiers supérieurs dont la plupart seront sans poste de commandement et finissent par être au service de particuliers pour assurer leur sécurité. Par ailleurs, certains officiers, au fil du temps, ont pu sculpter leur corps à l’image d’un dieu. Dommage que ce soit Boudha. C’est peut-être pour cela que les dahalos sont toujours vainqueurs par KO.

   Bref, les décisions les plus sages sont celles qui nous plaisent le moins. Étant loin d’être compétent pour juger de la chose, nous espérons que ces étoiles toiletteront notre Armée pour qu’elle soit à nouveau digne des armées africaines qui l’ont surclassée depuis plus de 20 ans. Il se peut aussi que le fait d’avoir beaucoup d’officiers supérieurs dans l’Armée empêcherait la zone australe d’avoir son Thoma Sankara, qui protégerait nos richesses. Chose inadmissible pour l’héritier de la Françafrique ! Cette dernière, d’ailleurs, continue sa surveillance au sein des armées d’Afrique. La présence des coopérants militaires étrangers dans nos rangs confirmerait-elle nos inquiétudes   Possible, mais on n’en saura pas plus.

   Pour cette nouvelle année, nous souhaitons vraiment des réformes su sein de l’Armée afin de mieux répondre à l’aspiration de la population qui verra en elle un allié, un frère d’arme qui la soutiendra dans son développement. Les centaines de généraux sans poste ont tous une spécialité pouvant être utile pour le développement des régions, par exemple. Ces officiers ne seront pas perdants puisqu’ils mettront leurs compétences au service de la Nation : « Ho an’ny Tanindrazana ». le génie militaire pourrait appuyer dans la réfection des routes ou superviser les prisonniers en train de construire des routes. Les idées ne manquent pas mais c’est la volonté politique qui fait défaut. Cette volonté que nous attendons depuis plus de 50 ans et dont nous n’en verrons peut-être jamais l’ombre, tant que nos dirigeants s’entêteront à verrouiller l’appareil administratif pour rester au pouvoir le plus longtemps possible.

   Enfin, 2015 est l’année de tous les défis, mais nos yeux restent braqués sur les militaires pour qu’un jour nous puissions en être fiers et que nous nommions avec fierté les noms des généraux en service. Ces étoiles brillantes ne seront plus perdues dans une longue liste mais inspireront paix et respect. L’Armée redorera son blason, rouillé par la corruption et les trafics d’influences, et nous pourrons courageusement les saluer parce qu’ils le valent bien. Il est de notre responsabilité de les soutenir dans leur mission et leur redonner le goût de vivre parmi nous.

   Nous non plus, nous ne fuirons pas notre devoir. Quoiqu’il nous en coûtera… "
Tefy Ratrimoarivony
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Le 08 Août 2012, deux mois après les recherches, l'ennemi public N°1 est toujours en cavale. Est-ce que les difficultés à l'appréhender s'expliquent, en partie, par la multiplicité de son nom ?
  • Arthur Rabefihavanana (fihavanana !)
  • Rambilazo (2° surnom)
  • Remenabila (1° surnom)
Toujours est-t-il, sa tête est mise à prix :

  • 100 millions Fmg (20 tapitrisa ariary) pour toute information le concernant
  • 500 millions Fmg (100 tapitrisa ariary) mort ou vif

Lire l'article de Resabe.com
Voir aussi les articles du :
Suite au razzias, le bétail est dévalué dans le sud de Madagascar : 
  • 1 zébu castré : 1.000.000 Ariary => 500.000 Ariary
  • 1 veau :                                 =>   60.000 Ariary


Lire l'article


Lire l'article

   D'après l'article de Seth Andriamarohasina et de Vonjy Radasimalala paru dans l'Express, intitulé :

   "L’histoire de Remenabila, le fameux chef des bandits dans le Grand sud, refait une fois de plus  surface. Aussi le village de Beharena, dans la commune de Befotaka, région Anosy, se trouve-til, depuis des mois le centre de l’enquête des forces de l’ordre. Beaucoup de coïncidences y amènent ainsi les forces de l’ordre, à envisager de déterrer un corps suspecté d’être celui de Remenabila.

   En octobre 2013, après une fusillade qui a duré sept heures, les forces de l’ordre ont pensé que ce chef des malaso avait été blessé. Remenabila avait ensuite pris la fuite dans son village natal à Beharena. Mais quelques jours après son retour, les villageois y ont organisé l’Avoria, un rite funéraire destiné seulement aux hauts dignitaires du village dont il fait partie.

   Une grande pénurie de riz a été ensuite enregistrée dans la commune de Befotaka. « Les renseignements recueillis sur le terrain ont rapporté que, des habitants ont acheté 5000 gobelets ou (kapoka) de riz blanc, pour organiser l’Avoria ». Malgré tous ces renseignements, la date et l’heure pour déterrer le corps afin de l’identifier, restent encore à déterminer, Ils dépendent des ordres venant d’en haut, selon la source auprès des forces de l’ordre".

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Mise à jour du blog, ce 02.06.2015 :

   Thierry Vircoulon (chercheur associé à l'IFRI, directeur du programme Afrique centrale d'International Crisis Group) nous explique qu'il y a deux armées souvent dans un Etat africain (dont Madagascar) : 

  • l'armée régulière : qui manque de moyens, en voie de clochardisation, chaussée de kyranil à Mada !
  • la garde prétorienne : suréquipée et chargée de "la sécurité" du dirigeant, mais aussi de mater toute tentative d'expression de mécontentement...

(écouter l'émission)
... voilà où vont vos impôts !

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Mise à jour du blog, ce 08.07.2015 :



(lire l'article)
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Mise à jour de l'article ce 07.07.2015 : 
   A la page du site Bara de Madagascar, vous aurez accès à une compilation des vidéos traitant notre sujet.


(voir les vidéos)


2 commentaires:

  1. Bonjour Dominique,

    Je ne sais que dire, mais surtout que faire. Cette situation dans le Sud, les tueries, l'envers politique, la cupidite... Mais surtout le risque enorme de voir toute une culture disparaitre en quelques mois, voire quelques semaines.

    Que faire?

    http://www.lexpressmada.com/region-anosy-madagascar/36942-vente-de-zebus-a-des-prix-brades.html

    M.J

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  2. Merci M.J pour le commentaire.
    Si votre constat et celui des médias sont justes, il n'en reste que cette triste réalité n'est pas spontanée. C'est le fruit de plusieurs décennies de laisser-aller, et dans tous les domaines (santé, éducation, économie, agriculture...)
    Donc, il n'y a pas de solution miracle, car la santé comme l'éducation... ne sont pas rentables immédiatement comme la finance et la spéculation. N'oublions pas que ce sont les spéculateurs qui font la pluie et le beau temps sur les dettes publiques. L'Europe en sait quelque chose aujourd'hui, car elle en souffre aussi.
    Revenons à nos zébus...
    "8 000 bovidés volés à Anosy depuis janvier, contre 3 000 tout au long de 2011 (...) Seul le vol permet ainsi d'approvisionner le marché » explique le ministère de l'Elevage (...) destinés « à l'exportation illicite »...
    Cela montre l'importance des enjeux du trafic et des receleurs.
    Si les pouvoirs veulent entamer une démarche efficace, ils leurs suffisent de se poser la même question, que ma modeste personne vous propose : A QUI PROFITE LE CRIME ? et par la suite, d'agir.
    Bien cordialement
    Dominique

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