BARA de Madagascar

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jeudi 1 octobre 2015

Tous des immigrés

Migration - Royaumes & Colonisation
   Les chercheurs pensent que le début du peuplement malgache remonte aux années 500 après Jésus Christ.

   L'appartenance au groupe linguistique malayo-polynésiennes laisse à supposer que la plupart des malgaches sont des cousins des indonésiens, qui ont des rites funéraires similaires au famadihana d'ailleurs. 

Tous les malgaches ont des ancêtres immigrés (source)
    
  Cependant il ne faut pas non plus négliger l'apport africain puisqu'on retrouve aussi quelques traces bantous toujours dans le langage (cf. "Les champs de l’ancestralité à Madagascar - Parenté, alliance et patrimoine" - Paul Ottino - éd Karthala - Orstom 1998). A cela s'ajoute la culture basée sur l'élevage du zébu chez les Bara comme chez les Dinka qui sont aussi d'agriculteurs-pasteurs.

   "Alors que les Antalaotra ont établi les premiers comptoirs sur les côtes Nord malgaches, d’autres islamisés, d’origines imprécises, créaient de petites colonies sur la Côte Est. Ensuite, les Antemoro (héritiers du Sorabe, de l’astrologie et de la divination) ainsi que d’autres tribus de la côte Est, par migrations successives vers l’intérieur de l’île, (probablement en quête de nouveaux pâturages) ont repoussé les Masikoro (premiers occupants du Sud-Ouest au cours du XV° siècle) pour donner naissance au royaume BARA. D’après la tradition orale, Rabiby en est le père fondateur" (source).


   Jadis les Bara ont parcouru de grands espaces au service de leurs troupeaux de zébus, élargissant petit à petit leur territoire appelé Ibara. 

                   
   
  Chez les Bara la sédentarité est un caractéristique récent. La diminution de leur cheptel pourrait expliquer la diminution de leur pérégrinations. Dès lors que leur mode de vie change, les Bara deviendront des candidats à l'exode rural puisque les infrastructures restent anecdotiques dans la région Ihorombe.


  Les fréquents délestages du réseau électrique malgache confirment l'instabilité  socio-économique de la Grande Île.


   L'insécurité sous toutes ses formes conduisent certaines populations à se déplacer. Voici deux cas récents à Madagascar :


   Le second cas confirme que plusieurs fois au cours de l'histoire de Madagascar, il a été rapporté que les Antandroy sont souvent contraints de quitter l'extrême sud malgache comme le témoigne Reribaky :

  "J’ai entendu dire par des amis que la vie dans le nord du pays est tranquille et sans menace, et qu’il est plus aisé de trouver du travail. En février 2011, notre village, à quelques kilomètres de Beraketa a subi une attaque des « Dahalo ».

   La communauté a perdu quelques six cents bovidés, et une centaine des miens en faisait partie. J’aspirais à devenir «  Patrôn’aomby », grand éleveur de bovidés. Ce fut tragique pour notre village, nous avons perdu des hommes dans la confrontation et mon père en faisait partie. La sécheresse ne nous rendait déjà pas la vie facile, ensuite, il y a eut ceci. 

   Alors, avec mon frère, j’ai décidé de partir trouver fortune ailleurs. J’ai laissé ma femme et mes quatre enfants, et cela fait maintenant trois ans que je ne les ai pas vu. Nous avons pris juste assez d’argent pour arriver jusqu’ici et de quoi vivre pendant quelques semaines, le temps de s’installer, dans l’espoir que le travail sera plus aisé à trouver"…



   Sans la situation géographique particulière de la Grande Île, bons nombres de malgaches seraient tentés de voir si les nuits sont moins sombres ailleurs.


   Ailleurs, d'autres ont déjà fuit leurs pays d'origine et se bousculent aux portes de l'Europe. 

       

   L'Union Européenne, incapable de gérer le long terme, traite dans l'urgence les conséquences des foyers de conflits qu'ils ont allumé avec les USA partout où il a du pétrole ou de l'uranium... depuis plusieurs décennies... 


   Nous avons tous oublié tout simplement que l'humanité est composée d'immigrés, donc de métisses.
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Il n'y a qu'une seule race humaine !

" On ne découvre pas de terre nouvelle sans consentir à perdre de vue, d'abord et longtemps, tout rivage " André Gide


Photo du mois




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Mise à jour ce 23.10.2015 :

   Nous venons tous de quelque part. Dès fois de très loin, dès fois juste du bled d'à côté... et des ignares se limitent à ne voir que votre apparence :






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Mise à jour ce 06.09.2016 :


   Un habitant sur sept sur terre est un migrant...



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Mise à jour ce 08.09.2016 :


   Nous sommes tous d'origine africaine. Les chercheurs occidentaux reconnaissent les erreurs dans les manuels d'histoire (masse de populations lors des invasions barbares)...

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Mise à jour ce 13.09.2016 :


   "Je suis un immigrant qui est devenu sédentaire" Pierre Hassner.



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Mise à jour ce 08.10.2016 :

   Riad Sattouf : sommes-nous tous des exilés ?


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Mise à jour ce 11.10.2016 :

  


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Mise à jour ce 09.04.2017 :


   Même s'il ne s'agit pas exactement d'immigrés, le sort de ces convoyeurs de zébus Antandroy et Bara fait réfléchir quant à la capacité de l'Etat à résoudre l'insécurité dans les campagnes...

(source)


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Mise à jour ce 01.06.2017 :


   Diaspora & investissement.


(source)
   "Peu médiatisée, peu comptabilisée, la diaspora malgache vivant à l'étranger représenterait pourtant plus de 200 000 personnes, d'après une étude menée en 2013 par l'Organisation Internationale pour les Migrations. Une « estimation basse », pour le ministère des Affaires etrangères, qui « suppose », faute de statistiques, que le nombre actuel de ressortissants installés à l'étranger est bien plus élevé que cela. Avec un niveau de salaire plus élevé à l'étranger que sur le sol malgache, cette diaspora pourrait contribuer à distance au développement de l'île. Une contribution encore restreinte aujourd'hui, mais qu'un puissant groupement du patronat malgache, le Fivmpama, souhaite encourager.

   En France et en Amérique du Nord principalement, au Bénélux et en Côte d'Ivoire ensuite, la diaspora malgache s'implante et se développe, mais investit encore peu à Madagascar. C'est du moins le constat d'Erick Rajaonary, le président du Fivmpama, le groupement du patronat des petites et très petites entreprises, qui s'apprête à partir en tournée dans le monde pour fédérer ces Malgaches de l'étranger.

   « Vous avez à peu près plus de 250 millions de dollars qui viennent de la diaspora qui entrent à Madagascar tous les ans, dans l'immobilier et dans l'assistanat des familles restées sur l'île. Mais ça ne crée rien. Or il y a certains Malgaches qui ont envie d'investir à Madagascar, qui veulent faire quelque chose pour leur pays, mais ils veulent une structure qui puisse travailler avec eux. Cependant, il n'y a pas de structures. Chacun travaille de manière cloisonnée. Et donc notre défi, c'est de mettre en place un réseau international », explique-t-il.

Investir plus facilement

   Un réseau qui permette à la diaspora d'investir plus facilement dans son île d'origine mais qui permette aussi aux entrepreneurs malgaches de l'île qui souhaitent s'étendre à l'international, de trouver un intermédiaire sérieux à l'étranger.

   Contacté par téléphone, Daniel Rakotozafy, membre de la Diaspora Malgache du Bénélux, travaille en ce moment sur la création d'un fonds d'investissement destiné à sponsoriser les petites entreprises malgaches. « L'objectif, dit-il,  c'est de sensibiliser la diaspora à souscrire à ce fonds, tout en proposant un système fiable et sécurisé ».

   Le protocole d'accord pour ce fond devrait être signé le 18 juin prochain, au Luxembourg, en présence du président du Fivmpama et des opérateurs malgaches du Bénélux : une « avancée considérable » d'après Erick Rajaonary, « pour les relations économiques entre la diaspora et la Grande Île".


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Mise à jour ce 19.06.2017 :


   Les africains étaient les premiers colonisateurs (donc immigrés)...


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Mise à jour ce 01.12.2017 :