BARA de Madagascar

Photos & Vidéos de BARA

dimanche 9 octobre 2016

Besoin de rituel

Rituels - Protection

        Après l'introduction sur les besoins humains, poursuivons notre inventaire sur les besoins supposés secondaires mais important pour notre bien-être ou plutôt pour nous donner assurance face aux aléas de la vie.

            Chez les Bara les événements les plus importants nécessitent un rituel où le zébu servira à connecter le groupe sur terre aux ancêtres du panthéon. Un dicton résume cette foi : 


" Tsy misy raha tsy efitsin’aomby amin’ny Bara"

" Tout est réalisable grâce aux zébus chez les Bara" 

(source : Les Bara de Madagascar - Une civilisation du boeuf" Luigi Elli - page 64)

               Il en est de même chez les sociétés dont le PIB est nettement plus élevé tels que la Corée du Sud. Ce pays qui sert de modèle de développement ne peut pas s'affranchir de rituel avant de tourner une série télévisée par exemple, sauf qu'ici c'est le cochon qui en fait les frais !

  

  


   

                                        


(voir le document séquence 18mn13)

Misaengmul (2015) Bonus - épisode 2

Baek Seung Ryong (백승룡) Ahn Yong Jin (안용진), Kwak Kyung Yoon (곽경윤) 


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Mise à jour ce à&.09.2017 :


        ... ou plus besoin de rituel ?


(écouter le reportage)

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Mise à jour ce 20.11.2017 :


Depuis la nuit des temps, le besoin de dieu est omniprésent dans la Grande Île.


(source)
Antananarivo, le 19 octobre.
Une femme se rend à  la mosquée du quartier populaire de «67 Hectares»
Photo Rijasolo. Riva Press  
"La Grande Ile, majoritairement chrétienne, voit proliférer les sectes évangéliques, concurrencées côté musulman par des prédicateurs rigoristes. Une conquête du territoire pour l’instant pacifique.

  Madagascar : églises, mosquées… Dieu est partout

«Qu’est-ce qu’ils ont tous à vouloir être barbus ?» se demande le lieutenant-colonel de gendarmerie Armandin Ralaiko, dans un sourire moqueur. Le gradé malgache s’inquiète d’une petite secte naissante, les «Hébreux», dont les fidèles nichent sous les faubourgs du nord d’Antananarivo, la capitale malgache. Mal nourris, errants, vêtus de guenilles, ils laissent pousser leurs cheveux et déscolarisent leurs enfants. « J’en viendrais presque à préférer les écoles coraniques », ironise-t-il, en référence à la décision du ministre de l’Education, il y a quelques mois, de fermer une grosse douzaine d’établissements dépendant de mosquées, dans lesquels les petits garçons se faisaient tondre le crâne et récitaient le Coran cinq heures par jour. L’affaire avait fait grand bruit, jusqu’à ébranler les bancs de l’Assemblée nationale, dont 30 % des membres sont musulmans - un pourcentage inédit pour Madagascar.

Sur la Grande Ile, une forte majorité de la population est chrétienne. Faute de statistiques officielles, les estimations les plus récentes évaluent autour de 10 à 13 % la part de musulmans. Le reste des Malgaches sont adeptes de croyances traditionnelles animistes, qui tissent des liens entre morts et vivants. Alors que les Eglises traditionnelles, accusées de collusion avec le pouvoir, perdent pied, les sectes évangéliques prolifèrent - plus de 200 mouvements protestants sont recensés - et rivalisent d’audace. En début d’année, les Témoins de Jéhovah ont réussi à bloquer deux jours durant le centre-ville de «Tana» pour de simples rassemblements de foi.

Mais seul l’islam déchaîne les passions. Vol de cloches, autodafés de bibles, distribution de hijabs sur les marchés… autant de racontars relayés par les médias locaux, qui reprennent en boucle le « Tsaho malgache», soit la rumeur populaire, observe Mathieu Pellerin, chercheur à l’Institut français des relations internationales, auteur d’un récent rapport très riche sur l’islamisation à Madagascar.

ONG islamiques

La puissance des on-dit, relayés et amplifiés, crée un contexte « inquiétant», pour la communauté musulmane car il la « pousse» à « se replier sur elle-même», ce « sentiment d’exclusion, voire d’injustice, étant parmi les plus propices à la radicalisation », note-t-il.

L’exagération touche aussi le nombre de mosquées actives, que la presse locale évalue à 2 000. Pourtant, la gendarmerie malgache, il y a un an à peine, répertoriait à peine 87 constructions de mosquées, aux trois quarts sunnites, sur la période 2010-2016. Ce recensement avait été effectué sur fond de paranoïa, à la demande des délégations étrangères présentes au sommet de la Francophonie, qui s’est tenu à Antananarivo fin novembre 2016.

Car la crainte de voir Madagascar devenir une base arrière du terrorisme mondial est réelle. Ce pays pauvre et sous-développé, qui compte une importante présence occidentale, a connu une arrivée massive d’ONG islamiques étrangères, dans un contexte de développement du jihadisme en Afrique de l’Est depuis les années 90.

L’ouverture récente de l’espace aérien à Turkish Airlines a facilité l’arrivée de prêcheurs de tous horizons. Selon la Direction générale de l’immigration malgache, 20 à 30 prédicateurs venus notamment du Pakistan et d’Indonésie transitent désormais chaque semaine par l’aéroport d’Antananarivo.

Or le contrôle de l’Etat malgache sur son territoire est tout relatif. Avec 9 000 policiers pour 23 millions d’habitants, soit un ratio plus de cinq fois inférieur à celui de la France (environ 150 000 policiers pour 67 millions d’habitants), les forces de sécurité sont en situation de « misère totale», estime un coopérant français, qui suit le sujet de près. Il est de notoriété publique que les «dahalos» (voleurs de zébus), dans le sud du pays, louent fréquemment leurs kalachnikovs aux gendarmes du cru. L’absence de fichier central entre les polices rend en outre «la circulation des informations parfaitement inégale et opaque », ajoute-t-il.

Dans un tel contexte, le risque est de voir se créer des cellules dormantes. A l’image de ces « étrangers, barbus et armés à proximité d’une mosquée », aperçus il y a deux ans près de Tamatave (Est) par un journaliste occidental. Son témoignage avait particulièrement inquiété les ambassades étrangères. Contactée par Libération, la police de Tamatave dit à ce jour ne rien savoir de cet épisode.

L’un des cerveaux du 11 Septembre, le Comorien Abdallah Fazul, a pourtant été repéré à Madagascar en 2007. En novembre 2015, un Franco-Algérien avait été arrêté pour avoir fait l’apologie de l’Etat islamique sur les réseaux sociaux, et pour possession d’images à caractère terroriste. Il sera relâché pour «démence» quelques mois plus tard.

Selon Leon Chaaban, imam sunnite depuis trente-cinq ans, «le terrorisme islamiste ne prend pas ici. Car la culture malgache repose sur la fihavanana». Véritable pierre angulaire de la société malgache, ce concept inclut les règles qui définissent le lien social intracommunautaire. Leon Chaaban poursuit : «La famille malgache au sens large se méfie terriblement de ceux qui veulent leur arracher des membres de la communauté.» Sectes évangéliques et islam rigoriste se livrent de fait à une conquête du territoire pour l’instant pacifique. Dans la cité de «67 Hectares», un quartier très populaire proche du centre d’Antananarivo, les « nouveaux arrivants » se côtoient. Jusqu’à cinq « Eglises cadettes» (comprendre les nouveaux cultes évangéliques et protestants) et deux mosquées partagent le même bloc d’immeubles. Dans le vacarme d’une petite rue encombrée et terreuse, il n’y a qu’à faire son choix entre le clocher longiligne immaculé de la secte Apocalypsie, et l’immeuble austère aux vitres fumées de la dernière mosquée salafiste, Abou-Bakr, financée par une ONG saoudienne. «Cela ne pose aucun problème aux Malgaches pour qui, culturellement, l’affrontement est exclu, remarque Sylvain Urfer, jésuite et écrivain, habitant l’île depuis 1974. C’est un peuple religieux au plus profond de lui-même, qui vit pour 85 % sans électricité, donc dans le noir, face aux esprits.»

Ces nouveaux cultes, sectaires et musulmans rigoristes, partagent en outre « des idéologies bardées d’interdits, d’excès de religiosité », analyse-t-il. Les évangélistes misent ainsi sur une lecture très littérale de l’Ancien Testament, d’où l’interdiction de la transfusion sanguine pour bon nombre d’entre elles.

Exode rural

Les prédicateurs radicaux encouragent, eux, un rapport au texte coranique sans contextualisation de son époque d’écriture. Des règles « qui séduisent la société malgache, structurée par les fadhis  [les interdits culturels, ndlr], mais en pleine décomposition sociale, car minée par la corruption, l’exode vers les villes, et l’insécurité », regrette Sylvain Urfer.

La cohabitation se fait de plus en plus difficile. Il y a quelques mois, la controversée mosquée Abou-Bakr, représentée par un imam converti, ouvertement salafiste, affichait sur un panneau lumineux apposé sur sa façade « Jésus n’est pas le messie », alors que la secte Jesosy Mamonjy («Jésus sauve») lui fait quasiment face.

«Une provocation de plus », soupire le cheikh Boina Madi M’zé, un sexagénaire membre de la représentation musulmane traditionnelle, le FSM, existante depuis 1962. « Ils sont obsédés par le fait de couvrir les femmes et de maintenir les autres religions à distance, et retournent la tête de nos petits frères.»

Les musulmans sont présents «depuis le VIIIe siècle à Madagascar, bien avant les chrétiens. Le calendrier malgache est indexé sur la lune et de nombreuses ethnies ne mangent pas de porc : avec un ancrage historique pareil, oui, je vous le confirme, nous avons une stratégie de développement bien en place », répond le cheikh Orlando, lui-même converti à l’islam. Très actif sur le Net, le trentenaire charismatique a été formé à l’étranger à l’idéologie wahhabite. Il est le «chargé de communication» du CMSM, la Communauté musulmane sunnite à Madagascar, puissante association financée par la Banque islamique de développement - et qui soutient la mosquée d’Abou-Bakr.

Une stratégie de conquête qui passe par des «conversions massives», annoncées par voie de presse et brandies par certaines associations sunnites mais dont le nombre reste incertain, suscitant la suspicion de la communauté chiite locale. Les discours prosélytes s’accentuent progressivement, et les signes de défiance se multiplient au sein des deux courants de l’islam. Il y a deux ans, onze hommes issus du Jamaat-Tabligh, un mouvement sunnite pakistanais ultraprosélyte et considéré comme une secte dans certains pays, ont été accusés d’avoir accaparé une petite mosquée chiite près de Tuléar, dans le sud de l’île, et d’avoir menacé l’imam avec une arme.

Signes de défiance

La dernière rencontre annuelle de la communauté sunnite à Madagascar laisse craindre un regain de tension. Des fidèles chiites infiltrés, envoyés comme taupes pour le compte d’une branche du chiisme local, enregistrent les débats. Ils donnent à entendre la prégnance de préceptes ultrarigoristes. Promotion de la charia, discours de haine antichiite et anti-«karana», la communauté des Indiens de Madagascar, très majoritairement chiite, prospère et enracinée. Leur principale mosquée à Antananarivo est surnommée «la mosquée des khodjas», un groupe chiite issu de la communauté indienne, qui détient les principaux opérateurs économiques du pays.

Depuis la très majestueuse bâtisse, Mahmoud Reza Khamis, cofondateur de l’Institut islamique de Madagascar (puissante association financée par les khodjas et très impliquée dans le secteur de la santé), se dit «très préoccupé par le repli des communautés, lié aux nouveaux arrivants d’inspiration wahhabite». A la sortie de la mosquée, un discret panneau clouté au mur rappelle que l’accès n’est autorisé qu’aux khodjas."

Photo du mois 



jeudi 8 septembre 2016

Besoins & Envies

Situation de manqueAlimentation

   Les Bara sont comme n'importe quel malgache et tout autre peuple à travers le monde, c'est à dire ils ont BESOIN :

  • d'air (respirer) - rivotsy (miay ) 
  • d'eau (boire) - rano (misotro)
  • d'aliments (manger) - sakafo (mahakama)
  • de déféquer et d'uriner - mivala (arirano – fiamotoa)
  • de s'abriter (habitation) - trano (anjomba)
  • de s'habiller (vêtement) - fitafia (sarimbo)
  • de se reposer (dormir) - matory (miroro)
  • de se reproduire (sexualité) - maneraky (milongo)
  • de mourir (laisser la place aux nouvelles générations) - maty (nila bonaky)
   Ce qui différencie les Bara des autres c'est leur BESOIN de zébus car :


 "Tout est réalisable grâce aux zébus chez les Bara"


   Quand les 9 besoins vitaux sont assouvis alors l'être humain éprouve d'autres besoins :

  • de sécurité - fandriampahalemana
  • de richesse - harena
  • de seconde funérailles - havoria (volamena)
  • ect - sns.

   En fonction de leur localisation les hommes ont des besoins secondaires propres à leur culture. Les besoins des occidentaux ont été hiérarchisés par Abraham Maslow. Il a publié dans le livre "A Theory of Human Motivation" les résultats de ses recherche en 1943.


(source)
   L'influence et le fait de copier le mode de vie des étrangers à travers le monde ont transformé petit à petit nos manières d'être...

   Aujourd'hui les malgaches éprouve le besoin de se faire des selfies...


(source)
    Il est question d'image de soi ici : le besoin de reconnaissance, le besoin d'exister au sein du groupe...



   Nos sociétés modernes ont ensuite créé des besoins...



Photo du mois



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Mise à jour le 05.11.2016 :

(lire l'article)
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Mise à jour le 16.11.2016 :


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Mise à jour le 08.08.2017 :

(vidéo sur l'ENVIE)





lundi 1 août 2016

Rebellion malgache



   Qui n'a pas lu dans ses manuels d'histoire l'épopée du Vy Vato Sakelika 1913-1916  et du Mouvement Démocratique de Rénovation Malgache 1946-1947 (VVS et MDRM) ?

   Les Bara ne sont pas en reste puisqu'il y eu des insoumis tels que :

  • Ramieba
  • Inapaka
  • Laitafika, fils de Ramieba, arrêté pour insoumission puis exécuté par les troupes françaises le 15 mai 1897

   Que reste-t-il de cette capacité de manifester face à l'injustice en 2016 ?

   Ce reportage nous donne un aperçu de la situation malgache qui, grosso-modo, semble être identique à celle des autre nations "timides" à l'instar des "nuits debout" française...

   Ouvrons le bal en donnant la parole au célèbre juriste... 

   "Izay manitra vao - Nous sommes sommes à la recherche de ce qui est clinquant (...) Excusez-moi mais la notion de république n'a pas de sens pour les malgaches" 
Raymond Ranjeva (séquence 3mn25)  

   "Ny adidy tsy an'olon-dratsy - Parce que ce n'est pas aux mauvais que l'on confère les devoirs" 
Prince Tsimamanendry (séquence 4mn59) 

   "Avoir du pouvoir en 2016 à Madagascar (...) l'être est confondu avec l'avoir ici et le pouvoir aussi"
Masolo-Valiavo Andriamihaja  (séquence 6mn31)

  "je ne croit pas qu'Il y ait le culte du héros dans la tradition malgache parce qu'il y a lle phénomène de la jalousie dès que quelqu'un s'élève tout le monde se met ensemble le ramener au même niveau". 
Sylvain Urfer (séquence 7mn47) 

 "Monja Jaona était sensible aux problèmes fonciers (...) un héros"  
Gabriel  Rabeharinana (séquence 9mn19)  

   "ils deviennent des contestataires silencieux Said... 1972-19991-2002-2009 il y a eu des meneurs (...) mais des opportunistes (...) puis ils ont intégré le système (...) alors qu'être rebelle c'est l'avoir dans l'âme et le rester"
Masolo-Valiavo Andriamihaja (séquence 10mn58) 

   "le mouvement du groupe Mahaleo des années 1970"
Bekoto (séquence 11mn39)


"le maître Vergès malgache"
Willy Razafinjatovo - alias olala (séquence 12mn34)
e

   "les malgaches ne sont pas passifs (...) mais ils ne savent pas revendiquer" 
Virginie Razafindravola (séquence 13mn58) 
ONG Fanamby



  

   


   

   

   Voici la solution d'après ce fin connaisseur de la société malgache : "Remplacer le "fihavanana familial" par le "fihavanana citoyen". Traiter l'autre le voisin comme un parent et  il y a quelque chose dans le fond culturel de la population malgache qui se prête à ça et qui ne demande qu'à être développé".
Urfer  (séquence23mn32) 


   "celui qui paye ses impôts est déjà un rebelle (car la plupart ne le font pas)  ! 
Tsilavina Razafinirina (séquence24mn52)

Document source :




   Supplément commentant le document précédent : 




Photo du mois

FITIBA

Musiques du mois

   Vous trouverez sur ce site annexe quelques artistes engagés.

(voir les vidéos)
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Mise à jour ce 06.12.2018 : 

   Merci à Jean-Loup Gajac d'avoir relayé cet article vers le site BARA DE MADAGASCAR. 


(source)

   Même si le site BARA DE MADAGASCAR est libre de droit, donc pas une propriété intellectuelle, il serait correct de citer les sources de temps en temps... quand on y puise des infos...

(source)

(source)









dimanche 10 juillet 2016

"Grand Personnage"

Panthéon et modèles - Souverains & Personnalités

    D'après le dictionnaire ethnologique Bara-Français de Luigi Elli (page 368) les Bara désignent par Olo be  :
  • "Grand personnage"
  • notable
  • chef de clan
  • ancien
  • adulte
  • tout homme respecté par ses pairs en raison de sa position ou de sa remarquable personnalité.
   A ne pas confondre avec lonaky qui semble plus approprié (page 329) au :
  • patriarche
  • chef de clan
  • chef de lignée
   Ce terme respectueux pour désigner les anciens peut encore représenter, par extension :
  • village du roi
  • maison du patriarche
   L'histoire des Bara est riche de personnalités que vous pouvez retrouver à la page qui leur est dédiée sur le site.


   Depuis l'indépendance, on peut citer par exemple le premier vice-président de la République : Calvin TSIEBO


ou encore le fondateur de l'actuel FITIBA, l'association des Bara : Pierre NAKANY


   A Madagascar, par définition, les Razana trouvent leur place dans le panthéon familial, d'où leur rôle protecteur. On les invoque bien pour cela d'ailleurs et on renouvelle régulièrement aussi leur linceul : c'est ce que l'on appelle (à tort) "retournement des morts". Effectivement, "renouvellement du linceul" serait plus juste.

   Depuis l'accès à l'école et à la mondialisation, qu'est-ce qui nous empêche d'adopter d'autres personnages illustres tout en y introduisant des femmes qui ont marqué l'histoire de l'humanité ? C'est l'objet de cette page : 


     Avant d'être Olo be ils sont tout d'abord olo, c'est à dire des humains. Certes, en tant que "Grands personnages" ils servent de modèles mais on a tendance à les idéaliser alors qu'en tant qu'hommes, ils avaient aussi leurs défauts. Ces faiblesses étaient alors du pains bénis pour leurs adversaires et les détracteurs en tout genre.

   Même le grand Gandhi n'échappe pas à cette controverse. C'est pour cela qu'il est indispensable de bien connaître sa biographie, afin d'en faire un modèle pour notre société actuelle, tout en reconnaissant ce qu'il ne faut plus reproduire. Ce qui nous choque et nous révolte aujourd'hui - en ce qui concerne la vie du Mahatma - ne sont que les fruits de l'éducation de l'époque et de la force du surmoi ambiant...

(source)
   Qui pourrait dire que le fait d'être marié à 13 ans n'a pas laissé de trace dans la vie de Gandhi ? Si vous plongez dans sa biographie, plusieurs autres "anecdotes" pourraient expliquer certains cours de l'histoire...

   Et si vous n'avez pas encore vue le film...


... voici quelques séquences fortes de cette histoire :

   Gandhi se fait expulsé du train en Afrique du Sud. Habillé à l'occidental, jeune diplômé d'Angleterre il vit l'expérience du déclassement et entre de plein pied dans l'univers du racisme.
    Ayant terminé avec succès sa longue mission en Afrique du Sud, il rentre en Inde. Il a troqué ses vêtements occidentaux pour renouer avec les attributs traditionnels et va à la (re)découverte de sa culture.
     Entre la tenue assez riche lors du débarquement Inde et pendant la traversée du sous continent indien, il s'est encore ajusté aux réalités du pays : sa tenue se rapproche encore plus de la sobriété des plus démunis.
   Chez les jaïns, les sages déambulent nus. On dit qu'ils sont "vêtus de ciel". Gandhi, lui, est "vêtu de barreaux" car il passera beaucoup de son temps en prison.
   Torse nu derrière les barreaux, le pratiquant de la désobéissance civile est en parfaite harmonie avec ses idées. Il n'a jamais refusé ses responsabilités, à l'image de son modèle, David Thoreau, il a accepté les sanctions dans ces moments de refus d'injustice. 

   Combien de nos dirigeants oseront de nos jours prendre les mêmes risques ? La tendance est plutôt le refuge dans l'immunité parlementaire ou de l'exécutif pour abuser du sytème.
 
   A la sortie de prison, Gandhi est présenté ici dans sa tenue définitive. Il est reçu parmi les autres leaders lors de cette lutte pour l'indépendance.

   Ils se retrouvent tous dans un salon cossu "à l'anglaise"... comme sont vêtus ces chefs indiens.

   Seul le personnel est en tenue traditionnelle.
  
   Gandhi ôte des mains du serveur le plateau et il va servir ses camarades de lutte. Ce geste fort montre qu'il faut faire abstraction de ses privilèges pour défendre la cause de son pays !
   Retour en prison de nouveau... Comme le souligne les rayures sur sa tenue, les barreaux métalliques sont rappelés par des traits noirs, imprimés sur ses vêtements.
   Aussitôt libre, il retourne avec les siens (endimanchés) pour faire avancer la lutte.
 
     Maîtrisant la communication, Gandhi est torse nu lors des meeting. Il porte seulement le  dhoti ou pagne de coton indien.
      Il invite aussi tous les indiens à boycotter le tissu anglais.
      Tandis que les autres leaders ne font pas preuve d'exemplarité.
    Retour en prison de ce frêle homme qui fait trembler l'Angleterre.
  
     Le "fakir à demi nu", comme l'appelle Churchill, doit se présenter devant ce qui reste de l'autorité anglaise.
    Cette réunion de travail chez Gandhi montre le contraste entre l'environnement du penseur et celui des autres leaders indiens.
    En retrait dans ce moelleux "salon victorien" Gandhi sent la partition de l'Inde s'installer.
   Amer, il attendra le dernier attentat qui le libérera de cette victoire douce-amer contre l'Angleterre, mais une réelle défaite contre l'Union. 
   Un document d'Arte nous montre des images d'archives révélant ce qui devait être destiné au public occidental. Plusieurs incohérences nous font penser à de véritables mises en scène... avec la connivence des anciens camarades de lutte du défunts. 





   Comme nous l'indique cette dernière séquence, certaines idées de Gandhi seront enterrées en même que lui : En haut le drapeau proposé par le Mahatma et en bas celui de l'Inde flottant pendant ses obsèques.

     Les hommes ont pourtant besoins de symbole fort...

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   Afin de faire le lien avec l'article du mois précédent de ce blog, je vous invite aussi à lire :
(lire l'article)

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Mise à jour ce 201.09.2016 :
  
   La philosophe Catherine Clément complète ce dossier sur Gandhi grâce à sa conférence au Quai Branly.


    A la séquence 01h17mn37, Catherine Clément confirme que Gandhi n'a jamais transgressé son engagement dans l'abstinence sexuelle.

   Aujourd'hui encore, les indiens se posent la question au sujet du "sacrifice de la chasteté" (test yania ?), pendant lequel il dort nu entre sa doctoresse et une autre femme, ou dès fois entre ses deux petites filles. Ce qu'il singulier, c'est qu'il le fait savoir.

  La réponse de son petit fils est : "Il a fait ça car quand il est angoissé, il a des tremblements qui commence au milieu de la taille et qui le secoue de façon convulsif et les corps nus de  femmes calme ses convulsionsdans la biographie de Gandhi.


Image du mois