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lundi 19 juin 2017

Besoin de reconnaissance

Estime de soi - Vol de zébu






    Dés que l'on parle de la tribu des Bara, tout de suite, l'idée de voleur de zébus surgit à la tête des communs des mortels, surtout en ces moments de douloureuses actualités dans l'Ihorombe ou ex-Ibara.

   Effectivement, si de nos jours cela est devenu une activité purement lucrative, jadis, le vol de zébu était tout simplement d'un rituel bien encadré dans un processus de construction social basé sur le besoin de reconnaissance d'un candidat au mariage.


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  Entre autres, il était interdit de :

  • vendre le boeuf escamoté à son voisin
  • volé le bétail d'une veuve ou d'un handicapé
  • s'accaparé d'une quantité trop importante de bêtes
  • ...
   Hélas, ce n'est guère plus le cas de nos jours.

   Pour rester dans le sud-ouest malgache, on peut se poser la question si c'est par besoin de reconnaissance que le professeur d'anglais René Fulgence, Bara originaire d'Ilakaka, a écrit, réalisé et produit une trilogie sur les voleurs de zébus. Les deux premiers volets sont déjà disponibles sur le marché en DVD.

   Ceci nous fait penser que les français aussi écrivent par besoin de reconnaissance comme nous l'explique Vincent Monadé sur France culture.


  La plupart des personnes ressentent le besoin de reconnaissance comme nous le montre la réactivité des moteurs de recherche à ce sujet sur internet.


  Bien que faisant partie des besoins secondaires, le besoin de reconnaissance a été le sujet d'étude de Yolande François de l'Université Lyon 3.

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    Patrick Collignon, différence bien les trois forme de besoin de reconnaissance :


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   Pareillement, le manque de considération peut porter préjudice à l'édifice d'un meilleur estime de soi, jusqu'à semer le trouble au sein d'une entreprise.

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   C'est pour cela que même le Lean Management, qui est une stratégie de long terme, prend en compte ce volet non négligeable dans l'organisation socio-professionnelle.



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   Enfin, au sujet de l'impact du manque de reconnaissance et la mise à l'écart d'une partie des citoyens sur la radicalisation des terroristes, le débat entre les sociologues et le pouvoir exécutif est clos puisque le gouvernement a mis en place un site pour prévenir les français des risques d'embrigadement.

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   Tout cela aurait pu être éviter si la prévention par le biais de l'éducation était une priorité. Nous sommes encore loin de comprendre que la méditation reste une voie vers le bien-être, donc elle peut limiter l'agressivité. Deepak Chopra l'a expliqué clairement :

(méditation du 19° jour)

   Voici quelques clés que nous livre André Charbonnier pour rehausser votre estime de soi tout en vous libérant de ce besoin secondaire.

(lire l'article)
   Même les dahalo en pleine reddition ont droit à une lettre de reconnaissance de la part de la gendarmerie !

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   Des offensives initiées par la gendarmerie avec l’appui d’une armée de villageois ont contraint une centaine de dahalo retranchés à la reddition.

  "Des villages des fins fonds de la brousse de Betroka libérés de l’emprise des dahalo. Dimanche et lundi, une centaine d’hommes, dont la plupart étaient tristement connus par les personnes de leur entourage comme étant des voleurs de bétail et des bandits de grand-chemin sont sortis de leur fief, enfoui dans les montagnes profondes de l’Andriry-Sud.

   Cette  reddition s’est opérée dans la commune rurale de Bekorobo au terme d’une double opération militaro-civile menée à l’initiative des groupements de la gendarmerie nationale des régions de l’Anosy et de l’Androy.

  Après une victoire arrachée au forceps par le lieutenant-colonel Théodule Ranaivoarison ainsi que le capitaine Harena Rakoto­malala, commandant de la compagnie de la gendarmerie de Betroka et leurs hommes, lors d’un affrontement soldé par la mort d’une quinzaine d’individus armés les 18 et 19 mai dans les dédales de montagnes de Berotsy, un repaire de dahalo autrefois réputé comme étant un abattoir à gendarmes, les forces de l’ordre ont verrouillé leur avantage en revenant à la charge.

   Du 2 au 5 juin, quatre-vingt éléments, dont des gendarmes de l’Unité spéciale anti-dahalo (USAD) et des  militaires appuyés par près de huit cents villageois équipés d’armes blanches et de fusils de chasse, sont revenus à la charge, pour marcher à Mahilivoro, Nanarena, Itroho et Ambinda faisant office de  plaque tournante, ces quatre localités sont bien connues des gendarmes comme étant des lieux de blanchiment et de partage des bœufs volés mais aussi de repli, de constitution et de reconstitution des hordes de dahalo les plus redoutables. En 2012, le capitaine Jonah Tsiresindahy y a été tué aux côtés de trois de ses gendarmes ainsi qu’un officier de l’armée malgache. Pas plus tard qu’au mois de janvier de l’an passé, un gendarme de Bekorobo y était également tombé sous les balles des dahalo.

   Des villages déserts attendaient néanmoins le fokonolona et le peloton armé lors de la deuxième opération de début juin. Aucune résistance n’a été rencontrée pendant cette conquête qui a eu pour effet de déclencher six jours plus tard la reddition de la centaine d’individus terrés dans la chaîne de l’Andriry.

Système ingrat

   Dimanche, les caïds des montagnes d’Ambinda leur ont emboîté le pas en se rendant à la société et aux autorités. Des zébus offerts par leurs villages ont été tués afin d’en partager la viande pour ficeler le pacte de reddition.

   « Les villageois qui ont participé aux opérations ont combattu vaillamment, sans contre partie. Nous leurs avons décerné des lettres de reconnaissance pour manifester notre gratitude », confie le colonel Théodule Ranaivoarison.

   Si d’une part, ce geste de la gendarmerie avait de quoi remonter le moral des civils qui lui ont prêté main forte, l’octroi de lettres de félicitation aux éléments des forces de l’ordre qui ont bravé la mort sur le champ de bataille depuis la reddition de quatre mille dahalo à Amboasary-Sud en 2014 se font attendre depuis maintenant plus de trois ans".

Andry Manase (16.06.2017 - L'Expressmada)


Image du mois 
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