BARA de Madagascar

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jeudi 30 janvier 2014

Art Capillaire Bara

Coiffures - Société Bara

femme bara en deuil
   Les cheveux constituent notre identité puisqu'ils font parties de la part visible de notre corps, et de surcroît, habillent notre tête.



      L'aspect culturelle de la chevelure n'est plus à démontrer sur tous les continents. A Madagascar par exemple, la tribu Tsimihety est tout simplement désignée « Ceux qui ne se coupent pas les cheveux », même pas en période de deuil !                                                                



           
   Avant de détailler la richesse des coiffures Bara, voici d'abord un repère chronologique :
  • Selon la mythologie malgache, le nain Kalanoro était complètement recouvert par sa chevelure.
  • Avant 1822 : Andrianampoinimerina, le premier souverain merina projetant l’unification de Madagascar, semblerait porter des tresses ou des mèches libres « tirebouchonnants » de 15 cm. En fait, il portait le boko antompona ou « nœud en haut de la tête » : la totalité des cheveux rassemblée en une grosse natte nouée sur le sommet de la tête.
  • Après 1822 : Radama I (grand admirateur des armées européennes) impose la tonsure crânienne à ses troupes, en donnant l’exemple.
  • 1868 : Sous Rasoerina, la mode de cheveux courts était établie chez les merina
  • 1890 : déclin des cheveux longs chez les betsileo, voisins des Bara
  • Avant 1914 : merina et betsileo avaient déjà adopté les cheveux courts
  • Après 1914 : recrutement de tirailleurs – forte désertion des autres ethnies, pour refus de rasage de la tête
  • 1918 : adoption des cheveux courts chez les anciens combattants
  • 1926 : obligation des cheveux courts même chez les jeunes pendant le SMOTIG (Service delà Main-d’œuvre des Travaux d’Intérêt Général) 

  D'après "LES ANCIENNES COIFFURES MASCULINES A MADAGASCAR" par Raymond DECARY Journal de la Société des Africaniste – Année 1965 – Volume 35 – numéro 35-2 (pp. 282-316) : 


  "Il y a près d’un siècle, le Rév. Shaw a laissé de pittoresques détails sur la coiffure des Bara. Il remarquait qu’elle différait beaucoup d’un groupement à l’autre. Une fois tous les mois ou toutes les six semaines, écrivait-il, les cheveux sont lavés puis roulés en une foule de nœuds variant de la grosseur d’une petite bille à celle d’une orange. 



        Une fois soigneusement roulés ou même cousus (car les Bara ajoutent, s’il le faut, des cheveux étrangers), on les enduisait d’une couche épaisse de cire d’abeille mêlée à de la graisse de bœuf, de sorte que, lorsqu’elle était refroidie, chaque nœud ou boule était solidement cimenté au voisin, et toute apparence de cheveux disparaissait.




          Quand l’arrangement était de date récente, on eût cru des blocs d’argile grise mis sur la tête et les boules rendaient, lorsqu’on les frappait, « un sourd son comme si on frappait du bois » (Georges A. Shaw. The Ibara tribes. Chron. London Mission, Soc., 1876, p.237.)  





   Plus récemment, dans sa monographie des Bara publiée en 1957 (Louis Michel. Mœurs et coutumes des Bara. Mém. Acad. Malg.,c fasc. XL., 1957, 192p.)  et qui renferme, par ailleurs une foule de renseignements précieux, L. Michel se montre succinct sur les anciennes coiffures masculines ; il écrit seulement : « La chevelure était également l’objet de soins particuliers » 



        Un peu plus loin, traitant des chevelures actuelles des jeunes gens, il donne plus de détails : « Ils se font tresser les cheveux en nattes relativement courtes, mais très fines. Ces nattes sont disposées avec un grand souci décoratif, soit  en forme de roue, soit suivant d’autres dessins très curieux, et toujours originaux. Ces jeunes gens conçoivent une certaine vanité de leur coiffure. Celle-ci n’est d’ailleurs que le résultat des soins que leur consacrent ou leurs sœurs ou leur mère, ou une épouse fière de suivre un jeune mâle aussi bien coiffé.




     Pour ceux qui ne sont pas les objets de tant de sollicitude, ils portent les cheveux aussi ras sur le derrière de la tête, mais tressés en forme de crête sur le devant. Cette coiffure est appelée fidely-minea.

   Il faut regretter que cette description n’ai pas reçu le complément d’une illustration, mais on doit en retenir qu’à l’heure actuelle, quelques jeunes encore conservent la tradition ancienne, et sans doute sont-ce, avec les sery, les derniers de Madagascar.

   En fait, comme on va le voir, les anciennes coiffures Bara présentaient de nombreux types, plus ou moins variables suivant les clans. Car les Bara sont divisés en grands groupes ethniques : 
  • Bara Imamono dans la région d’Ankazoabo
  • Bara Vinda sur l’Onilahy
  • Bara Iantsantsa dans la région d’Ivohibe
  • Bara Antivonjy dans la vallée du haut Ihosy
  • Bara Be sur le moyen Ihosy et le Menamaty.




  On distingait :

1- Kidoky : tresses roulées en grosses boules ou hahakidoky appliquées sur la tête.

2- Kesakesa ou randrakasa : on divisait d’abord la toison en deux parties par une médiane, du front à la nuque ; chaque moitié était à son tour séparée en trois parts ; chacune d’elles comprenait des tresses fines roulées ensuite en petites boules ou kesa, nombreuses et bien alignées.

3- Lohavalala : il fallait posséder des cheveux assez longs. Ceux du front et de la nuque formaient de fines tresses disposées presque horizontalement et nouées ensemble sur les côtés, à la hauteur des oreilles. D’après un Malgache de Ranohira, cette disposition était censée imiter les petites digues des rizières. Avec le surplus, on formait deux grosses boules ou voivoy au sommet de la tête.


Lohavalala
4- Kirotra ou joborotra : tous les cheveux en fines tresses à extrémité nouée ; elles peuvent tomber jusque sur les épaules en cachant les oreilles et même une partie du front et des joues.


Kirotra ou Joborotra 
Bara Imamono

   Chez les Bara Imamono, hommes comme femmes portaient, jusqu’à la première guerre mondiale, soit des boules appuyées directement sur la peau, soit des boules un peu plus petites, terminant des tresses longues de 8 à 10 cm. Toutefois, d’après Barbier (Le Barbier. Notes sur le pays des Bara Imamono. Bull. Acad. Malg., t. III, 1916-1917. P.72) quelques homme savaient déjà les cheveux ras, soit par imitation des Européens, soit parce que leur chevelure, crépue et trop courte, ne se prêtait pas au tressage.




   Les coiffures n’étaient refaites qu’une fois par mois environ ; elles étaient enduites de tanifotsy ou argile blanche, et de fiente de bœuf mêlées à beaucoup de graisse de bœuf.



  Les combinaisons ci-dessous n’étaient pas limitatives et des variantes intervenaient au gré de chacun. Elles n’étaient pas rares, notamment dans la région de Sakaraha. Voici trois d’entre elles :

1- Un cimier transversal large à la base de 7 ou 8 cm et haut d’une dizaine, surmontant le front d’une oreille à l’autre ; au sommet, une dizaine de tresses d’environ 25 cm, elles-mêmes nattées ensemble dans leur tiers inférieur et constituant une sorte de boudin au-dessus de la nuque. Le reste de la tête rasée de près.

2- Sur tout le sommet du crâne et le haut de la nuque, une masse de cheveux en tignasse épaisse d’une dizaine de cm, enroulée d’une auréole rasée. En avant, de part et d’autre d’une raie médiane, une douzaine de fines tresses disposées horizontalement, nouées à l’extrémité. Sur les temporaux et jusqu’aux oreilles, d’autres tresses plus épaisses et pendantes, terminées par des nœuds épais.

3- Une calotte d’environ15 cm de diamètre, de cheveux laineux et mélangés au sommet de la tête ; le pourtour entièrement rasé ; une fine tresse frontale d’une douzaine de centimètres, commençant au contact de la calotte et descendant en avant sur le nez ; pour qu’elle ne soit pas gênante, elle est immobilisée par un cordon passant par le front et attaché derrière la tête.

   Les chefs de clan ou de groupe, quel que fût la coiffure adoptée par eux, et même si parfois ils avaient les cheveux ras à la suite d’un deuil, conservaient toujours une tresse au sommet de la tête, en symbole de pouvoir ou de commandement.





   Quant aux enfants, ils portaient vers 1920 les cheveux courts, mais on leur laissait souvent de petites tresses frontales faites avec plus ou moins de soin, et qui n’étaient guères que des tortillons.





    Suivant les endroits où les modes, telle ou telle forme dominait.


Isambo


  Chez les Bara Iantsantsa, les petites boules couvraient toute la tête en couronnes concentriques. Une photo du chef Isambo faite vers 1900 par le Service géographique de Madagascar, le montre avec cette coiffure, couverte d’une épaisse graisse blanche.


  Chez les Bara Be, les boules dominaient aussi. Quand elles disparurent, certains jeunes gens, au lieu de couper leurs cheveux ras, les gardèrent assez long, mais en brosse sur le devant ; un peigne de bois agrémentait l’ensemble.


      Certains jeunes aussi se singularisaient par une haute fantaisie. A Ivohibe, en 1926, un homme d’une trentaine d’année portait, sur un crâne ras une sorte de couronne de cheveux en broussaille, large de 4 à 5 cm, à l’intérieur de laquelle un cimier, de même largeur, était interrompu sur 3 cm vers l’occiput. En avant, deux petites tresses tombaient sur le front et de chaque côté de celles-ci, étaient conservées trois bandes étroites de cheveux.



   Dans la même contrée et vers la même époque, un autre jeune homme portait, sur sa tête rasée, la même couronne ; à l’intérieur de celle-ci, huit tresses, en deux rangées de quatre, partait du milieu de la tête pour se diriger vers les côtés, sans atteindre la couronne.



   Chez les Bara Antivonjy , les coiffures masculines comme féminines étaient constituées jadis soient des boules de taille moyenne, soit de tresses enroulées sur elles-mêmes en grosses torsades dans un même plan, et , par conséquent, aplaties ; leur nombre était de 10 ou 12 (une ornementation compliquée pouvait venir s’ajouter. Lemaire (Itinéraires dans le sud de Madagascar. Journal officiel de Madag., 1897, p 241) a vu le frère du roi de Betroka, un Zafimarozaha, portant autour de la tête un cordon auquel étaient attachés, parmi de petits sachets de cuir, des pattes de coq et de lémurien.).



  En 1923 se produisit un changement radical.




 Tandis que les hommes âgés conservaient encore l’usage traditionnel, et que les anciens tirailleurs portaient au contraire les cheveux courts, tous les autres jeunes gens adoptaient une mode nouvelle qui surprenait par son étrangeté.




   Qu’on imagine une chevelure épaisse de 1 à 2 cm au plus. 

   Dans cette toison, la coiffeuse a rasé certaines parties suivant la plus extrême fantaisie, donnant aux tonsures toutes sortes de dessins, mais leur conservant en général des formes plus ou moins géométriques.


                              
     Tantôt c’étaient tout autour de la tête et jusqu’au sommet, des tonsures en lignes concentriques ; tantôt des losanges, des rectangles ; tantôt sur la nuque, deux cercles côte à côte imitaient une paire de lunettes.
   
     
      Parfois la tonsure s’étendait et les parties rasées prenaient une importance supérieure aux parties chevelues ;

  
alors il ne demeurait plus que deux ou trois « macarons » de cheveux, de grosseur et d’emplacement variables,



parfois même un seul, de la dimension de l’ancienne pièce de cinq francs, placé au sommet du crâne ou sur le côté ; ces macarons pouvaient même parfois se réduire à la dimension d’une de un franc. 


    
  
Mais aucun de ces jeunes n’était entièrement rasé.

    Cette mode nouvelle était en quelque sorte une généralisation des cas isolés signalés précédemment çà et là dans d’autres tribus, mais où ils étaient toujours restés exceptionnels. Elle dura une dizaine d’année pour disparaître progressivement.


Ringa - lutte Bara
     Quelle en était l’origine ? Les autochtones, interrogés à l’époque, m’ont unanimement affirmé qu’elle n’avait d’autre but que de faciliter, de rendre plus honnête le moraingy (ringa en dialecte Bara) qui est le jeu de lutte à main plate dans un corps à corps individuel (voir sur le moraingy : R. Decary A cette lutte, les jeunes se livraient avec frénésie, d’autant plus qu’elle entrainait pour les vainqueurs de nombreux succès féminins. Or, lorsqu’ils faisaient antérieurement le moraingy, certains se trouvaient en état d’infériorité quand l’adversaire les saisissait par leurs longs cheveux, « coup » qui était en principe interdit. La coupe des tresses ou des boules empêchait cette fraude, et les tonsures n’étaient qu’une coquetterie. Un Bara me dit un jour : « Ce sont comme des tatouages que nous avons sur la tête ». (voir le blog "Tatsimo" sur le tatouage)

   Il est d’autre part possible qu’il existât alors une raison rituelle qu’on ait voulu taire.

   Voici enfin une coiffure particulière, rencontrée une seule fois, en 1926, chez un Bara des environs de Midongy du Sud. Sur chaque tempe, un gros « paillasson » roulé sur lui-même dans un plan ; côtés de la tête rasés, sur le sommet, cheveux libres et crépus, en cimier de casque ; sur la nuque, quatre grosses tresses atteignant le cou. C’était une combinaison des modes anciennes et nouvelles.




     Les sery ont été jadis signalés à propos des Antaisaka. Les Bara, et surtout parmi eux les Antivonjy qui vivent au contact des Antaisaka, possèdent aussi des compagnies de danseurs. 

      Leur coiffure, qu’ils conservent encore à l’heure actuelle et qui constitue leur originalité consiste en 30 à 50 tresses très serrées et huilées, à bout noué et tombant jusque sur le cou.

    Parfois les randra frontaux sont dirigés obliquement pour passer sous d’autres provenant de l’occiput, et auxquels ils sont attachés par un fil. L’ensemble est complété par une foule d’ornements. Les uns sont fixés sur les tresses : fela blancs de tailles diverses, pièces de monnaie d’argent percées, ect. ; les autres sont de sortes de diadèmes ou de résilles de perles de couleurs, arrangés avec goût en dessins variés et qui peuvent couvrir entièrement la partie antérieure de la tête. Il s’y ajoute enfin une houppe soyeuse de poils, volomboatsira. La poitrine et les bras sont aussi couverts de colliers et bracelets.


       

   Un musicien vu à Betroka en même temps que ces sery (1939) portait les cheveux du sommet redressés et emmêlés en tignasse haute d’une dizaine de centimètres ; au-dessous, sur les tempes et les oreilles tombaient de chaque côté 9 fines tresses longues de 15 à 18 cm. La nuque était rasée."
   
    
  Le cas de Remony du village bara vinda d'Amparimiaiky nous montre une coiffure travaillée, enrichie du fameux peigne plantée dans sa chevelure. 

   Son visage est sublimée par un tatouage sur le front, composé de 2 points superposés avec une sagaie reliant ses 2 sourcils.

   Ce tatouage au charbon, piqué à l'aiguille, est l'oeuvre de sa femme.




    Lors d'un décès, il me semble que tous ces cheveux et rajouts étaitent rassemblés à ceux du même clan pour être déposés dans une rivière spécifique au clan.

   Les ombiasa n'échappaient pas non plus à la coiffure sophistiquée,

                                                

tout en confectionnant des protections pour les coiffeurs ? !

    Il arrive aussi que les hommes soient coiffés d'un couvre chef selon leur goût,


     

           

dont la coiffe du souverain


et le Bara contemporain se reconnait facilement car il a faible pour le chapeau en feutre.



        De nos jours, un convoyeur de zébus est tout simplement coiffé de sa réserve de riz !



     D'après Louis Michel ("Moeurs et coutumes des Bara" in Mémoires de l'Académie Malgache - 1957 - p 30) les conquérants français ses sont heurtés à deux revendications majeures de la part des Bara, pour la préservation leur identité : 
  • le port d'arme
  • le maintien de leur coiffure


      Evidemment, les femmes Bara maîtrisent l'art capillaire.
 
       

   
   



Même de nos jours, femmes et enfants soignent toujours leurs coiffures.

               
                                   
      Même chez les tribus voisines :


              

     Lors des manifestations officielles, on retrouve la fameuse coiffure des femmes ainsi que le fameux chapeau Bara. 



Par exemple ici, pendant l'investiture du nouveau chef de la région Atsimo-Andrefana :



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   Enfin, les sarimbavy « image de femme » ont toujours existaient à Madagascar (dont chez les merinabetsimisarakasakalava et autres). Ne fréquentant pas les hommes, ces personnes sont coiffées comme des femmes.

Photo www.ladepeche.pf"
"Coiffures de Miss Trans 2011

 Notons qu'en Polynésie française, le mahu désignait autrefois un homme qui restait à la maison et faisait le travail de la femme au foyer. Cet homme, très souvent efféminé, n’était pas obligatoirement homosexuel et pouvait donc fonder une famille.    
   Tandis que le rae rae est le nom donné aux travestis masculins. Ces derniers peuvent avoir recours aux traitements hormonaux, voire à la chirurgie reconstitutrice.



Mise à jour ce : 20.09.2015 : 


   La coupe de cheveux signifie souvent une renaissance : 


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Fantaisies Bara




 Lexique :

    -   xanthoderme ⇔ cheveux du type droit
        -   mélanoderme ⇔ cheveux du type crépu







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       Le cheveux ont fait l'objet d'une exposition du 18.09.2012 au 14.07.2013 au musée du Quaie Branly sous l'égide d'Yves Le Fur, Directeur du département du Patrimoine et des collections.



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      Quelques échantillons de coiffures des ethnies malgaches sont visibles dans le palais du roi Radama, qui fait office de musée à Ilafy.




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       Pour compléter votre culture sur la pilosité, je vous recommande la lecture du livre, un poil désopilant mais encyclopédique, de Martin MONESTIER. Autodidacte et briseur de tabous, il est à la croisée des chemins des sciences humaines et du journalisme.



       "Les poils se développent chez l'homme différemment selon les parties du corps. Depuis les origines du monde, ils interfèrent sans discontinuer dans tous les rapports humains, amoureux, sexuels, superstitieux, médicaux, pénaux, commerciaux et religieux. Dans la majorité des pays occidentaux, il existe plus de coiffeurs que de boulangeries, et plus de centres de traitement du poil que de cordonneries.

       À l'heure actuelle, plus de 35 millions de personnes – dont 12 millions de coiffeurs – vivent et œuvrent pour et à travers le poil. Tantôt courts, fins, lisses et droits, tantôt longs, épais, bouclés, la production de poils, leur emplacement, leur appellation, leur utilité, leur symbolisme, diffèrent selon les ethnies et les sexes. Signes de virilité, de sagesse, de raffinement ici, ils sont ailleurs stigmates de soumission, de traîtrise, de démonialité.

      Reines du XIXe siècle, des milliers de femmes à barbe contemporaines subissent l'ostracisme du monde du travail et se tournent de plus en plus vers les tribunaux. Alors que les chauves se remémorent tristement la fuite de leurs poils capillaires, d'autres se font « raser » pour souscrire au diktat de la mode, ou encore pour « couper l'herbe sous le pied des poux, des morpions et des champignons ».

       Les collectionneurs de poils plongent quelquefois dans la délinquance pour obtenir une « pièce rare ». Les fétichistes poussent les femmes à se raser le pubis, tandis que d'autres achètent des perruques et des moumoutes pour aisselles et pubis.

       Le poil a été à l'origine de plusieurs guerres et de maintes rebellions. Indics de toutes les polices, ils se « mettent régulièrement à table » pour désigner les criminels, les violeurs, et les champions sportifs « truqueurs ». Imputrescibles, les « poils du passé » aident à la résolution d'énigmes historiques.

       Objet d'un trafic, au même titre que les cigarettes ou les objets d'art, les poils ont chaque année leur heure de gloire avec le « championnat international des barbus et chevelus » où s'affrontent les plus belles pilosités de la planète." 
    Ed. Cherche Midi (Collection Documents).
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       Le "dokodoko" a toujours du succès sur scène, c'est le cas du groupe SARAMBA !


         Voici aussi une métisse coiffée "dokodoko" de mère sud-coréenne et de père afro-américain (lui-même d'origine écossaise)



    Yoon Mi-rae

    et talentueuse de surcroît, dans "Bang Diggy Bang Bang" (방뛰기방방), où l'on retrouve le hip-hop coréen et la tabla indienne...




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    Mise à jour ce 23.03.2016 : 

       Voir aussi cette magnifique collection de coiffures africaines : 

    (page facebook)


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    Mise à jour ce 03.10.2016 : 



       Voici un article de Hlonipha Mokoena de l'University de Witwatersrand sur les cheveux des noirs. 

    (lire l'article)


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    Mise à jour ce 26.05.2018 : 


       Comment se coiffent les joueurs de rugby Bara de Satrokala ?

    (source : Tozzi Green)
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    Mise à jour ce 07.07.2018 : 


       Il y a aussi des coiffures originales dans le nord de la Grande Île


    (poto : madatrek)
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    Mise à jour ce 19.07.2018 : 

    (photo Tozzi Green)



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    Mise à jour ce 27.07.2018 : 







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    Mise à jour ce 05.08.2018 : 


       D'après le GEO Hors-série N° 16 : Les plus belles parures du monde - Actualités et médias du 01/09/2005, les coiffures font partie de l'identité des groupes humains :



              

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    Mise à jour ce 13.08.2018 :


    (source)

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    Mise à jour ce 10.01.2019 :
    Coiffure de deuil
    (source : emmatouzetta.blogspot.com)
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    Mise à jour ce 18.03.2019 :
    (source)
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    Mise à jour ce 19.06.2019 :

    (source)

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    Mise à jour ce 20.06.2019 :

    (source)
    Photo du mois :


    dimanche 22 décembre 2013

    Retour au moyen-âge

    Quel devenir au lendemain des législatives ? - Ihorombe tsy mihemotsy !
    Chaque 20 décembre, les réunionnais fêtent un grand évènement : la COMMÉMORATION DE L'ABOLITION DE L'ESCLAVAGE. Effectivement, le 20 décembre 1848 fut promulgué le décret interdisant l'asservissement d'êtres humains dans l'île voisine.













    Le 20 décembre 2013, les Bara et tous les autres électeurs malgaches ont fait le choix de leurs députés. Est-ce que les urnes vont révéler un renouveau ? Ou serait-ce la confirmation d'une "nouvelle transition" pour le prochain quinquennat ?

    Certains (ir)responsables malgaches ont déjà fêté à coup de feux d'artifices leur victoire, alors que bien de compatriotes ne mangent pas à leur faim et meurent de la peste... 

    (lire l'article)


    En attendant les résultats définitifs, voici un extrait de 11mn19 d’interview de l'anthropologue - Jacques Lombard - de l'Institut de recherche pour le développement, afin de mieux comprendre la situation socio-politique malgache actuelle :



    séquence 03mn09 : « Madagascar a hérité de tout un système administratif et démocratique qui ne cesse pas de se transformer et de s’adapter à la réalité profonde de ce pays ».

    séquence 04mn03 : "il faut voir les choses sur une trentaine d’année"

    séquence 05mn04 : "tout est bon pour trouver des ressources".

    séquence 05mn11 : "la Chine est le principal partenaire commercial actuel de Madagascar… et ce qui a permis au président de la HAT (Andry Rajoelina, qui a été marginalisé par la communauté internationale) de survivre".

    séquence 06mn23 : "l’Etat et la fonction publique sont en déshérence... les rivalités, les ambitions et les convoitises qui s’expriment dans l’espace politique , au sens plus large, sont directement liés aux tentatives de contrôle de cette manne, mais sans redistribution réelle aux niveau de la population dans le cadre d’une politique de développement".
    séquence 07mn30 : "20% de déficit sur la production de riz et le nouveau président sera obligé d’acheter entre 40 et 50 000 tonnes pour assurer l’étiage de la consommation".

    Ensuite le journaliste lui demande s'il y a une "emprise croissante auprès de la population par les églises"

    séquence 08mn03 : "on ne peut pas comprendre la situation politique à Madagascar si on n’essaie pas de comprendre le rôle des églises"

    séquence 08mn49 : "un pasteur très connu à Andravoangy, Jean Joseph Randrianantoandro, a pendant 20 à 30 ans assuré et développé un mouvement "revivaliste" qui a permit une mobilisation massive à Madagascar"

    séquence 09mn29 : "Ce dissident de l’Eglise Réformé a créée sa propre Église qui a été interdite par Marc Ravalomanana, lui-même étant vice-président du FJKM (Église Réformée)".

    séquence 09mn51 : "le discours tenu est la "DEMONianisation" de celui d’en face : il s’agit de savoir si on était porteur du dessein de dieu et si l’autre n’était pas le démon qui interdisait dessein de dieu  de s’exprimer".

    séquence 10mn23 : "il a eu une espèce de profil bas, d’accord parti entre les Églises pour ne plus apparaître directement dans le champ du politique. Mais elles continuent néanmoins à l’intérieur de leur propos et de leurs sphères à tenir un discours général qui leur permet au fond de conduire et de continuer à conduire une position de critique très nette à l’égard de la force politique  adverse".
    (écouter l'émission)
    Voici encore une occasion de se plonger dans la (re)lecture de l'ouvrage de référence "Bible et Pouvoir à Madagascar au XIX° siècle" de Françoise Raison-Jourde (agrégée d'histoire - maître de conférence de l'Université de Paris VII - docteur ès lettres - enseignante à Madagascar entre 1965 et 1973).


    Cette photo nous renvoie à un environnement médiéval.


    La peste était bien une pathologie médiévale en France. Elle est toujours présente à Madagascar comme l'a si bien expliqué le professeur Christophe ROGIER, directeur de l'IPM d'Antananarivo. 

    écouter l'interview

    Cet agrégé de biologie, spécialiste de la malaria, a été un de mes patrons à l'IMTSSA.

    Voici un autre reportage vers Ankazobe, toujours sur la peste.


    écouter FranceInfo du 18.02.2014
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    Mise à jour ce 22.10.2018 :

    dimanche 24 novembre 2013

    Chef de région

    Filoha miaramila - Ihorombe
    Depuis le 20 novembre 2013 le colonel REBIRAKE a la charge de diriger le pays Bara !


    Bara du mois - Ivohibe
    Honorine Razafindrafara est une femme d'exception donc elle mérite d'être la Bara du mois. Effectivement, elle a bouleversé le village d'Ambatovita dans le district d'Ivohibe.


    dimanche 17 novembre 2013

    Futurs députés d'Ihorombe

    Solom-bavam-bahoaka - Bara
    Maintenant que l'élection présidentielle est terminée (choisir entre le premier candidat et le second revient au même !) il est temps de se concentrer sur le choix de votre représentant et porte-paroles.

    Rater l'élection législative, c'est la garantie de vivre un quinquenat de transition (présidé, soit par un pro-Ravalomanana, soit par un pro-Rajoelina) qui plongera Madagascar dans l'abîme.

    Dans la région Ihorombe, les Bara auront à choisir parmis ces trois listes en fonction de leurs districts respectifs le 20 décembre 2013.

    District IAKORA
    (source céni-t)

    District IHOSY
    (info sur Ihosy
    erratum : lire MATSUBARA au lieu de MATSUBANA pour le patronyme du septième titulaire du district d'Ihosy.

    District IVOHIBE
    (info sur Ivohibe)

    Le parti vert Hasin'i Madagasikara présentera 142 candidats aux élections législatives dans les 119 disctricts des 22 régions de Madagascar !

    Pouvoir Législatif & Pouvoir Exécutif
    Il est temps de rappeler aux citoyens les enjeux du 20 décembre :

    • Le deuxième tour de l'élection présidentielle désignera le chef du pouvoir  exécutif. Étant donné le choix (voir leurs candidats députés respectifs) c'est dire l'absurdité de ce scrutin !
    • L'élection législative désignera vos députés, c'est à dire le pouvoir législatif. Parmi les 2 052 candidats, seuls 151 siégeront à l'Assemblé Nationale pour :
           - Voter les nouvelles lois.
           - Proposer le ou la futur(e) Premier(e) Ministre. La majorité parlementaire doit proposer un Premier Ministre, que le nouveau président devra accepter ! 

    ________________

    Mise à jour ce 06.06.2015 :

         Le district de Beroroha ne fait pas partie de la région Ihorombe, cependant, plusieurs Bara y vivent. D'ailleurs, le président du FITIBA élu en octobre 2014 s'y est présenté comme candidat. Il s'agit de Charly NAKANY.

    District BEROROHA



    dimanche 10 novembre 2013

    Tout n'est pas perdu...

    Résultats 1° tour
    Libre à chacun d'interpréter ces résultats selon sa grille de lecture :

      21,10% : Jean Louis Robinson Richard (n°33)   =>   30 candidats députés ! ? !
      15,93% : Hery Rajaonarimampianina (n°3)      =>   0 candidat député  ! ! ! ! ! 
      10,51% : Hajo Herivelona Andrianainarivelo (n°6) 
      09,00% : Ratsiraka Iarovana Roland (n°5)
      06,85% : Vital Albert Camille (n°10)
      04,50% : Rabearisoa Saraha épouse Georget (n°16  =>  142 candidats députés
      04,35% : Razafindravahy Edgard Marie Noé (n°34)
      02,69% : Rajaonarivelo Pierrot Jocelyn (n°28)
      02,32% : Randriamampionona Joseph Martin (n°33)
      02,23% : Radavidson Andriamparany Benjamin (n°9)
      02,14% : Ratrema William (n°32) 
      02,13% : Voninahitsy Jean Eugène (n°27)
      01,61% : Razafimanazato Julien (n°37) 
      01,51% : Monja Roindefo Zafitsimivalo (n°20) 
      01,38% : Rabemanantsoa Brigitte (n°8) 
      01,28% : Rabetrsaroana Willy Sylvain (n°39) 
      01,15% : Ravalisaona Clément (n°1) 
      01,10% : Rakoto Andrianirina Fetison (n°7) 
      00,89% : Randriamanantsoa Tabera (n°31) 
      00,88% : Razafiarison Laza (n°19) 
      00,88% : Lahiniriko Jean (n°25) 
      00,86% : Rajaonary Patrick Ratsimba (n°15) 
      00,86% : Rajemison Rakotomaharo (n°23) 
      00,75% : Tehindrazanarivelo Alain Djakoba (n°22) 
      00,71% : Rabearison Roland Dieudonné dit Vahombey (n°4) 
      00,54% : Faharo Ratsimbalison (n°38) 
      00,43% : Raharimanana Venance Patrick (n°35) 
      00,34% : Dofo Michael Bréchard (n°12) 
      00,31% : Noëlson William (n°40) 
      00,25% : Lezava Fleury Rabarison (n°41) 
      00,24% : Ratrimoarivony Guy (n°36) 
      00,22% : Rakoto Jean Pierre (n°11) 
      00,22% : Tianasoa Freddy (n°18) 



    Interviewée par RFI, Ketakandriana Rafitoson, politologue malgache explique à la séquence : 
    • 3mn48 : que les 62% de taux de participation reste un taux habituel (beaucoup de blancs et de nuls) d'où l'intérêt de s'interroger si c'est une   volonté implicite ou une forme de contestation ? (dans tous les cas, "des données non négligeables" la politologue dixit)
    • 3mn38 : peur de la politologue sur le jumellage du 2° tour de l'élection présidentielle et des élections législatives ("quel type de bulletin sera utilisé ?") 
    écouter l'interview


    Pour ma part, les deux premiers candidats ne sont toujours que de vulgaires candidats de substitution (voir article sur les candidats DRAMOTSY).



    lire l'article
    Et bien qu'absent au second tour, le franc succès du Parti Vert dans l'Ibara ne me laisse pas indifférent. 



    Ce sucès du Parti Vert s'explique par le fait que les Bara ont toujours été conscient de l'intérêt de l'environnement - n'en déplaise aux détracteurs - et qu'ils se sont toujours pris en mains, comme le témoigne la Bara du mois (lire l'article sur Ivohibe et le WWF) RAZAFINDRAFARA Honorine.

    Il est aussi possible de voir les résultats par régions et districts sur un excellent blog : Paesaggio

    Que faire au 2° tour ?
    Plus que jamais les électeurs doivent rester vigilents et ne pas hésiter à sanctionner les deux anciens régimes (donc les 2 candidats au second tour) par le biais :

    • d'un vote aux élections législatives (VOTER PARTI VERT SI C'ETAIT LE CAS AU PREMIER TOUR), ce qui permettra de ne pas se faire voler définitivement cette élection !
    • d'un vote BLANC au second tour de l'élection présidentielle (le fameux "Ni, Ni")
    Inévitablement, l'un des deux sortira vainqueur, mais au moins vous aurez un vrai député ; ce qui n'est pas négligeable car c'est lui qui parlera en votre nom (solom-bava-bahoaka) quand viendra le moment d'élaborer et de valider les nouvelles lois.

    Dans tous les cas, d'ors et déjà, on peut dire alors que Madagascar est rentré dans une autre transition car : 

    il n'y a vraiment aucune différence, en terme de "loyauté"
    entre Jean Louis Robinson Richard (poulain de Ravalomanana)
    et Hery Rajaonarimampianina (poulain de Rajoelina) 




    Dans 5 ans, j'espère qu'une réelle prise de conscience sera au rendez-vous !



    jeudi 17 octobre 2013

    Maintenant ou jamais !

    Hazomanga Sagaie & Lefo
    Le destin de Madagascar est entre les mains de 7 823 305 électeurs.

    Pour ceux qui hésitent encore, ce pays à majorité paysanne, a besoin de la promotion du monde rural pour la sauvegarde de son environnement.

    Pourquoi BEKOTO vote VERT
    Bekoto fait aussi partie du groupe Mahaleo, qui a toujours été présent à chaque épisode marquant l'histoire de Madagascar...
    
    découvrir son blog

    Malgaches, ne faites pas la même bêtise que les français :
    • ils n'ont pas voté VERT et se lamentent de la situation actuelle...
    • et les français trouvent que "c'est la même chose" Sarkozy et Hollande...
    • et les français votent Front National aux élections municipales...
    • entre temps l'environnement se dégrade et toutes les créations d'emploi dans le secteur de l'environnement sont gelées par les lobbies pétroliers et autres...
    Mais revenons à Madagascar car les média internationaux s'en désintéressent comme l'a si bien remarqué France Culture (BRAVO !  Véronique Rebeyrotte !). Effectivement, il faut que le désastre arrive pour paraître à l'antenne. Et c'est le cas !
    Voici donc une émission à réécouter car elle donne la parole aux malgaches, pas les candidats à la présidentielle, mais ces malgaches oubliés dans leurs souffrances.
    Son titre explicite nous plonge dans la triste réalité du monde rural : 
    Madagascar, silence on meurt Betioky
    Jean-Eric Rakotoarisoa, professeur de droit et analyste politique à l’université d’Antananarivo, résume très bien l'inefficacité du pouvoir actuel et même ceux d'avant...

    écouter l'émission du 19.10.2013
    Enfin, la pertinente analyse de Mireille Razafindrakoto invite à la réflexion dès la fin du premier tour des élections...


    pourquoi elle soutient les Verts

    Suivre l'interview de la candidate N° 16 sur TV Plus :

    émission du 17 octobre 2013





    Pour vous familiariser au bulletin :

    Il n'y aura pas beaucoup d'électeurs dans la Région Ihorombe... 


    Affaire à suivre à BENENITRA

    source RFI
    Photo & mozika du mois
    C'est la dernière ligne droite avant le premier tour. Raison de plus pour donner un petit coup de pouce au Parti Vert malgache : 



    Pour la musique du mois, le choix reste sur Matsubara qui est bien représentatif de la Région Ihorombe.





    lundi 30 septembre 2013

    Un parti pour la patrie

    Tanindrazana - Patrie Territoire
    "Si les gens avaient le choix entre une vie honnête et devenir dahalo, peu d’entre eux choisiraient cette dernière voie" disait la présidente du Parti Vert de Madagascar sur Midi Madagascar le 28 septembre 2013.

    Lire son Programme
    Ce programme est aussi résumé en musique et en malgache au rythme du traditionnel Hira Gasy !


    écouter
    Pour mieux connaître cette candidate qui représente le salut de la nature - dont les Bara et tout le peuple malgache en font partie - il ne faut pas rater la prestation de Saraha Georget Rabeharisoa sur TVM le 02 octobre à 21h30 locales.